11 août 2007

en cabanne

Pour qui passe son premier sejour dans une "berghuette" (ou cabanne en francais), un temps d'acclimatation est necessaire afin de se familiariser avec les moeurs des randonneurs experimentes. C'est un peu comme debarquer dans un pays etranger a la culture differente de la sienne. Ces cabannes isolees sont tenues par un gardien durant la saison estivale et proposent logement et repas aux gens de passage. L'hiver, elles se transforment en refuge. Apres deux bonnes heures de grimpette depuis Zermatt, nous arrivons au Berghaus Trift, notre premiere halte a 2300 m d'altitude. La famille qui s'occupe du Trift est tres sympathique, et tout le monde met la main a la pate, meme les enfants. Pour notre premiere soiree, on accumule les gaffes. Deja, nous avons oublie d'emmener des savattes. Bien sur, on aurait pu penser que les gens ne se baladent pas dans les dortoirs avec les grosses chaussures de marche, et qu'apres une journee passee dans les dites chaussures, il est agreable de les quitter pour la soiree... Bien, tant pis, on se contentera de rester en chaussettes. Ensuite, nous n'avons pas pose notre sac de couchage sur le matelas, pour indiquer qu'il etait occupe. Rien de grave non plus, tout est si bien organise que de toutes facons, personne n'aurait pris nos matelas. Les super-montagnards sont equipes de piolets, de cordes et de casques (pour passer les glaciers) et bien entendu, de super fringues thermo-dynamo-supra-respirantes. La aussi, il nous reste des progres a faire ! Premier diner, nous cherchons desesperement nos places et remarquons au bout de 5 minutes, qu'un bout de papier indique ou chacun doit s'asseoir. Les repas sont tres bons, et servis copieusement (avec rab pour qui veut) soupe, salade, plat et dessert, de quoi reprendre des forces. Finalement, nous decouvrons (avec horreur) que l'on dort la fenetre grande ouverte. Ok, a 10 dans le dortoir il faut oxygener, mais quand meme, les nuits sont fraiches en altitude. 21h30, tout le monde est couche. 22h30 extinction definitive des feux, il n'y a plus d'electricite. Ici, les toilettes sont a l'interieur et munis d'une chasse d'eau, c'est le luxe. Pour se laver, un robinet d'eau froide... euh pardon, glacee, ou le torrent voisin, a peine plus froid ;-)
Apres 2 nuits au Trift, nous nous mettons en route pour le Schoenbielhuette, la prochaine cabanne situee au pied du Matterhorn, a presque 2700 m d'altitude. Nous nous inscrivons dans la categorie "leve-tards" c'est a dire, ceux qui prennent le petit dej a 7h. Ceux de la categorie "leve-tots" le prennent a 3h du mat. Si Obelix etait la, il dirait "ils sont fous ces helvetes !!!" Tres sympa aussi l'atmosphere de la Schoenbielhuette. L'avantage est que des savattes sont a disposition et que l'on dort la fenetre entrouverte seulement. Seul point noir, les toilettes, un genre de grand trou dans le sol a l'odeur tres nauseabonde.


Le trift


Terrasse givree du Schoenbielhuette au petit matin


Ambiance garantie avec drapeau du valais et chaussettes en tout genres qui flottent au vent de la Schoenbielhuette.


La Schoenbielhuette, avec les toilettes en contrebas


En redescendant vers Zermatt, des chalets sortis tout droit de chez Heidi.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

"J'ai vu les champs de l'hélvetie et ses chalets et ses glaciers", quelle belle sortie, quels beaux paysages.(En attendant de voir le ciel de l'Italie).
En cabanne on pourrait aussi dire "au trou" : j'ignorais qu'au pays hélvete il y avait aussi une "cabaaane" au fond du jardin, oh pardon là-haut sur la montagne parmi les vieux chalets ! Une question "les chaussettes de l'archiduchesse sont-elles sèches, archi sèches ... ?
Et voilà, un commentaire tout en chansons !

Anonyme a dit…

en effet... bravo pour le commentaire en chanson. C'est vrai que je fredonnais souvent "la cabanne au fond du jardin" sur le chemin du p'tit coin...