11 novembre 2006

brouillard et matin

Les fleurs qui n'étaient pas encore fanées sont à présent gelées. Les nuits se font plus longues que les jours. Même les citrouilles et autres coloquintes commencent à afficher une mine quelque peu ratatinée. Ce petit arbre que j'admirais au bord de la route pour son magnifique feuillage d'un jaune vif exceptionnel se retrouve soudainement tout nu, perdant ainsi sa fière allure. Ca y est, l'hiver approche ! Le matin, les prés sont couverts d'une gelée blanche et l'on distingue à peine les vaches aux contours fantômatiques, errant dans les bans de brume. Lorsque le soleil est au rendez-vous, à l'aube ou au crépuscule, le rose se mêle au bleu du ciel et donne ainsi un charme romantique à la ligne des Vosges, mettant en valeur ses sommets où trônent chateaux et ruines. Dans la plaine, le spectacle est plus sobre mais je m'amuse de voir quelques fois des cigognes ; celles qui ont perdu leur instinct migratoire ne s'envolent plus pour l'Afrique lorsque s'annonce l'hiver. J'ai d'ailleurs surprise l'une d'entre elle debout sur la cheminée d'une maison d'où sortait la fumée d'en bon feu de bois... technique infaillible pour ne pas se geler les pattes ni le bout du bec !


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