21 novembre 2006

gipfeli et autres gaesseli

La journée de samedi a amorcé la découverte culturelle, historique, pratique et gastronomique de la Suisse. Après un bref saut en Angleterre, un an en Allemagne, 2 ans en Irlande et 3 aux Pays-Bas, est-ce bientôt parti pour 4 ans en Suisse ? La confédération hélvétique sera-t-elle la suite (et la fin?) de mon mini-tour de vie en Europe ? L'avenir nous le dira...
En attendant, commençons doucement à se familiariser avec ce nouveau pays d'accueil potentiel. Nous débutons la journée comme il se doit, par un bon petit déjeuner à la boulangerie du village où nous savourons des "gipfeli" ("petits sommets" en traduction littérale). Ce sont les croissants locaux qui existent en multiples variations : natures, salés, fourrés chocolat, amandes ou crème vanille. On trouve également des dizaines de sortes de gateaux et autres brioches, le tout a l'air très appétissant. Une clientèle d'habitués défile dans un flot incessant, devant la très sympatique patronne. Départ en bus, puis en train pour Zürich, LA grande ville du pays. Nous essayons de comprendre les subtilités du système de tickets, de réductions, de cartes spéciales pour les transports en commun. On se sent vite un peu idiot lorsqu'on ne sait pas si le billet que l'on a en mains est un aller-simple ou un aller-retour, s'il faut ou non le composter, s'il est valable pour le bus de telle ou telle zone... Bref, les joies des découvertes du début dans un nouveau pays.
Arrivés à Zürich, nous visitons le musée national suisse afin de plonger un peu dans l'histoire locale du Moyen-Age à nos jours. On n'y apprend pas seulement l'histoire de Guillaume Tell, mais aussi que le bataille de Marignan (oui oui, celle de 1515 avec François I et le chevalier Bayard, sans peur et sans reproche) a été une défaite de la Suisse qui a ensuite sagement décidé de ne plus se lancer à la conquête de nouveaux territoires. Le magasin du musée expose tous les objets, vêtements et accessoires possibles, ornés d'une croix blanche sur fond rouge. Eh oui, le drapeau helvétique est partout ! La journée se poursuit par une ballade dans la vieille ville, qui ne manque pas de charme, entre les "gaesseli" (ruelles) pavés, les églises illuminées, les rives du lac peuplées de cygnes, les petites boutiques, les nombreux restaurants et bars. Pour poursuivre sur une note gastronomique, nous décidons de dîner dans un endroit proposant exclusivement des spécialités suisses, principalement fondues et röstis. Une très forte odeur de fromage nous prend au nez en entrant dans le restaurant ! La plupart des tables sont réservées, apparemment, l'endroit est populaire. Il n'y a rien à redire, c'est excellent (peut-être un peu lourd, tout ce fromage) et on reçoit l'addition dans une boîte à musique. En sortant, nous avons l'impression d'être imprégnés d'une odeur de fromage de la tête aux pieds. L'idéal aurait été de terminer cette "journée découverte" par un film suisse au cinéma du coin, mais le Switzerdutch sans sous-titrage nous a fait un peu peur, donc nous nous sommes orientés vers quelque chose de plus anglophone. Il nous faudra quelques temps pour nous familiariser avec cette langue étrange qui ressemble à l'Allemand mais dont la prononciation reste très surprenante. Je pensais d'abord qu'il suffisait de rajouter le suffixe "li" à tous les mots, mais ça n'a pas l'air aussi simple...

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